samedi 21 octobre 2017

Qu'est-ce que vous voulez voir ?, Raymond Carver


Incendies, adultères, alcoolisme, trahison... 
Les nouvelles de Raymond Carver sont explosives !

mardi 29 août 2017

Confessions d'un jeune romancier, Umberto Eco


Dans cet essai, l'auteur du Nom de la rose nous livre ses réflexions empiriques sur le processus créatif, sur le rapport entre l'auteur et les lecteurs, mais aussi sur les personnages et leur monde fictionnel (monde dont les événements demeurent plus vrais que dans le réel).
À lire si vous vous intéressez aux romans d'Umberto Eco et à l'écriture en général. Vous apprendrez notamment que pour lui, le roman naît d'une image. Puis il construit tout un univers détaillé et les mots suivent, parfois même inconsciemment.

***

"[...] c'est l'univers que l'auteur a construit, ce sont les événements qui s'y produisent qui dictent le rythme, le style et même le choix des mots."

"Un monde fictionnel possible est un monde où tout est similaire à notre monde prétendument réel, excepté dans les variations explicitement introduites par le texte."

samedi 19 août 2017

La conquête du bonheur, Bertrand Russell


"C'est dans la conviction que beaucoup de gens qui sont malheureux pourraient trouver le bonheur grâce à un effort bien dirigé, que j'ai écrit ce livre."

Dans cet essai, la philosophe Bertrand Russell nous rend plus heureux en nous aidant à comprendre les sources de nos malheurs et ses remèdes. La première démarche consiste à être convaincu que le bonheur est désirable. Seul un effort bien dirigé suffit. Alors, suivez le guide et partez à la conquête de votre bonheur !

"Peu à peu, j'appris à manifester de l'indifférence à l'égard de moi-même et de mes défauts ; je vins à concentrer mon attention de plus en plus sur les choses extérieures : l'état du monde, les diverses branches du savoir, les personnes pour lesquelles je ressentais de l'affection."

mercredi 16 août 2017

Madmeoiselle Liberté, Alexandre Jardin


Horace a épousé Juliette par convenance. Mais pour cet hédoniste refoulé qui n'aime pas la tiédeur, une vie rangée a un prix : la répétition, la routine et l'ennui. Et ce n'est pas sa femme abrutie par son égocentrisme et sa jalousie qui lui fera penser le contraire. Ainsi, entre en scène Liberté Byron, dit Mademoiselle Liberté, une jeune étudiante de dix-huit ans, démesurée et déraisonnable, recherchant l'ivresse et fuyant la médiocrité. Elle aime Horace. Mais pour que son amour rejoigne l'absolu, Liberté commence à écrire au couple pour élever leur mariage, puis n'a qu'une idée en tête : vivre une journée d'amour parfait avec Horace. "Un chef-d’œuvre sinon rien".

Dans ce roman, Alexandre Jardin aborde avec décalage la passion éphémère et la monotonie du mariage. Mademoiselle Liberté incarne l'Éros, la fougue des sentiments et l'amour qui possède. Mais pendant combien de temps ? Mieux, elle symbolise cette émerveillement qui devrait tenir éveillé le couple au quotidien. Fantaisie ! Grain de folie ! Joie de vivre !

Trouver le chemin entre Juliette et Liberté. Là, se trouve l'amour, celui qui dure.

***

"Horace montra son dégoût virulent pour les événements que l'on croit réels et qui, au final, n'existent qu'à peine. En termes sensibles, presque aquarellés, il évoqua la difficulté de participer à sa propre vie, de posséder chaque minute."

lundi 14 août 2017

La fête de l'insignifiance, Milan Kundera


Au fil de ses anecdotes, Milan Kundera nous conte des scènes grotesques de la vie quotidienne. Rien n'a de sens, ni la vie, ni la mort. Alors, que nous reste-t-il ? Notre bonne humeur !

Inclassable !

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"L'insignifiance, mon ami, c'est l'essence de l'existence. Elle est avec nous partout et toujours. Elle est présente même là où personne ne veut la voir : dans les horreurs, dans les luttes sanglantes, dans les pires malheurs. Cela exige souvent du courage pour la reconnaître dans des conditions aussi dramatiques et pour l'appeler par son nom. Mais il ne s'agit pas seulement de la reconnaître, il faut l'aimer, l'insignifiance, il faut apprendre à l'aimer. [...] respirez cette insignifiance qui nous entoure, elle est la clé de la sagesse, elle est la clé de la bonne humeur... "

dimanche 13 août 2017

Débutants, Raymond Carver


Dans ses 17 nouvelles, Raymond Carver décrit la vie d'américains, seuls, tellement seuls, qui tentent de vivre avec, et de survivre à leurs démons. Comme ils peuvent. Chacun à sa façon.

Délectable et corrosif !

dimanche 6 août 2017

Les Hauts de Hurlevent, Emily Brontë



Adapté plusieurs fois au théâtre et au cinéma et conseillé par des amies, Les Hauts de Hurlevent, le fameux roman d'Emily Brontë, se devait d'être sur ce blog. Qu'en ai-je pensé ?

Voici un classique de la littérature victorienne : l'histoire d'un amour passionné, contrarié et aussi violent que le vent des Landes du Yorkshire. 
Il est bien écrit, l'immersion dans l'histoire est aisée. L'atmosphère gothique de Hurlevent vous donnera quelques frissons, tandis que l'amour fou de Catherine et Heathcliff ne vous laissera pas fermer l’œil de la nuit. 
À lire donc. Cependant, les personnages sont un peu trop caractériels à mon goût et le roman est un peu longuet par moments. Aussi, suis-je toujours à la recherche d'un roman d'amour gothique qui réussira à détrôner Les Envoûtés de Gombrowicz.

lundi 31 juillet 2017

Risibles amours, Milan Kundera


Les sept nouvelles de Kundera lèvent le voile sur nos façons parfois ridicules et dérisoires d'aimer. Et on aime en rire !

***

"Alors, il se demanda quel était au juste le bilan de ce personnage (chevelu) qui petit à petit s’en allait, ce qu’avait au juste vécu ce personnage et quelles joies il avait au juste connues, et il constata avec stupeur que c’était bien peu de choses, ces joies ; il se sentait rougir rien qu’à cette pensée ; oui, il avait honte : parce qu’il est infamant d’avoir vécu si longtemps sur cette terre et d’avoir si peu vécu."

"[...] toute la valeur de l'être humain tient à cette faculté de se surpasser, d'être en dehors de soi, d'être en autrui et pour autrui."

"Ce qui compte dans la vie, ce n'est pas d'avoir le plus grand nombre possible de femmes, parce que ça, ce n'est qu'une réussite apparente. Il s'agit plutôt de cultiver une exigence particulière vis-à-vis de soi-même. Retenez bien, mon ami, que le vrai pêcheur rejette à l'eau les plus petits poissons."

dimanche 30 juillet 2017

Tout pour plaire... et toujours célibataire : Rencontrer l'amour, Sophie Cadalen et Sophie Guillou


"Pour peu que cette quête se prolonge, notre vie amoureuse nous apparaît comme un échec, douloureux et énigmatique : comment expliquer la succession de rendez-vous manqués, l’entêtante solitude, les erreurs sans cesse recommencées ? Où se cache le grain de sable qui enraye la machine ? Est-ce ma faute à moi ? Celle de mes parents ? Celle des femmes en général, qui seraient devenues trop exigeantes ? Celle des hommes, qui ne sauraient plus où ils en sont ? Celle d’une époque trop consumériste, trop libre, trop individualiste, trop amorale ? Pour échapper au désarroi, on aimerait dénicher ce secret qui pourrait nous faire connaître enfin ce qui se dérobe si obstinément." 

Sophie Cadalen et Sophie Guillou donnent quelques pistes pour sortir du célibat. Et avant tout, elles rappellent que l'amour ne se contrôle pas, ne se calcule pas. Il est imprévisible. Il suffit alors d'abandonner ses fausses croyances à son sujet et de s'abandonner soi-même. La rencontre est une prise de risque ! Aventurez-vous ! 
Un essai intelligent.

"Comment faire tomber ces barrières qui nous entravent ? Avant tout en essayant de mettre en doute les vérités établies, les idées reçues, les lieux communs dont nous sommes pétris. Car tout ce que l’on croit savoir sur soi, sur l’autre, sur l’amour et sur le couple nous enferme dans des rôles déjà écrits où l’imprévu n’a aucune place. Ensuite en identifiant quels sont les freins qui nous interdisent de rencontrer l’amour et en comprenant ce que ces barrières défendent avec autant de vigueur. Pour accepter que l’amour nous surprenne, il faut renoncer à quelque chose de soi. Déposer les armes, en quelque sorte. Alors seulement l’inattendu peut s’inviter dans notre vie."

jeudi 27 juillet 2017

La valse aux adieux, Milan Kundera


Dans la petite ville d'eaux, les femmes stériles viennent se baigner dans les eaux thermales pour recouvrer la fécondité. Un trompettiste marié met enceinte l'une des infirmières qui s'occupe des femmes infertiles. Il ne veut pas de l'enfant. Son contrebassiste propose de tuer la future mère. Un riche américain lui conseille de l'aimer. Le gynécologue accepte l'avortement à condition d'intégrer son groupe. Quant à sa femme, elle souffre de jalousie. Et l'amoureux transi n'est pas loin.

Kundera ouvre le rideau sur une comédie rocambolesque, lucide et tragique à la fois. C'est léger et sérieux, comme à son habitude. Alors, entrez dans la ronde !

lundi 24 juillet 2017

L'insoutenable légèreté de l'être, Milan Kundera


Avec Tomas, Tereza, Sabina ou Franz, l'amour est parfois pesanteur, parfois légèreté, ou un peu des deux. L'amour est le sujet le plus passionnant, et lorsqu'il est écrit par Kundera, sous toutes ses formes, c'est encore plus jouissif.

Poétique, vrai, entraînant, enivrant, L'insoutenable légèreté de l'être a été qualifié de meilleur roman d'amour selon certains. Assurément !

***

"Plus lourd est le fardeau , plus notre vie est proche de la terre, et plus elle est réelle et vraie.
En revanche, l'absence totale de fardeau fait que l'être humain devient plus léger que l'air, qu'il s'envole, qu'il s'éloigne de la terre, de l'être terrestre, qu'il n'est plus qu'à demi réel et que ses mouvements sont aussi libres qu'insignifiants."

"Mais l'homme, parce qu'il n'a qu'une seule vie, n'a aucune possibilité de vérifier l'hypothèse par l'expérience de sorte qu'il ne saura jamais s'il a eu tort ou raison d'obéir à son sentiment."

"La vie humaine n'a lieu qu'une seule fois et nous ne pourrons jamais vérifier quelle était la bonne et quelle était la mauvaise décision, parce que, dans toute situation, nous ne pouvons décider qu'une seule fois. Il ne nous est pas donné une deuxième, une troisième, une quatrième vie pour que nous puissions comparer différentes décisions."

"L'histoire est tout aussi légère que l'individu, insoutenablement légère, légère comme un duvet, comme une poussière qui s'envole, comme une chose qui va disparaître demain." 

L'auteur, les personnages, Milan Kundera

"Il est né de cette image. Comme je l'ai déjà dit, les personnages ne naissent pas d'un corps maternel comme naissent les êtres vivants, mais d'une situation, d'une phrase, d'une métaphore qui contient en germe une possibilité humaine fondamentale dont l'auteur s'imagine qu'elle n'a pas encore été découverte ou qu'on n'en a encore rien dit d'essentiel.
Mais n'affirme-t-on pas qu'un auteur ne peut parler d'autre chose que de lui même ? 
Regarder, impuissant, dans la cour et ne pas arriver à prendre de décision ; entendre le gargouillement obstiné de son propre ventre dans un instant d'exaltation amoureuse ; trahir et ne pas savoir s'arrêter sur la route si belle des trahisons ; lever le poing dans le cortège de la Grande Marche ; exhiber son humour devant les micros dissimulés par la police : j'ai connu et j'ai moi-même vécu toutes ces situations ; d'aucune, pourtant, n'est issu le personnage que je suis moi-même dans mon curriculum vitae. Les personnages de mon roman sont mes propres possibilités qui ne sont pas réalisées. C'est ce qui fait que je les aime tous et que tous m'effraient pareillement. Ils ont, les uns et les autres, franchi une frontière que je n'ai fait que contourner. C'est cette frontière franchie (la frontière au-delà de laquelle finit mon moi) qui m'attire. Et c'est de l'autre côté seulement que commence le mystère qu'interroge le roman. Le roman n'est pas une confession de l'auteur, mais une exploration de ce qu'est la vie humaine dans le piège qu'est devenu le monde."

Extrait de L'insoutenable légèreté de l'être, Milan Kundera

vendredi 30 juin 2017

Treize poèmes, Jorge Luis Borges



Le remords, de Jorge Luis Borges
 
J'ai commis le pire des péchés
qu'un homme puisse commettre. Je n'ai pas été
heureux. Que les glaciers de l'oubli,
impitoyables, m'entraînent et m'abolissent.
Mes pères m'ont engendré pour le jeu
humain des nuits et des jours,
pour la terre, l'eau, l'air, le feu.
Je les ai déçus. Je ne fus pas heureux. Leur
jeune volonté ne fut pas accomplie. Mon esprit
s'appliqua aux entêtements symétriques
de l'art, qui entrelace des riens.
Ils m'ont légué le courage. Je ne fus pas vaillant.
Elle ne m'abandonne pas. Toujours est à mon côté
l'ombre d'avoir été un minable.

mardi 27 juin 2017

Pourquoi l'amour fait mal, Eva Illouz


Voici un excellent essai sur "l'expérience amoureuse dans la modernité". 
Eva Illouz nous offre des pistes de réflexions pour mieux comprendre les relations amoureuses modernes. Son approche sociologique révèle nos comportements capitalistes : l'incapacité à choisir face à une offre surabondante, le refus de s'engager de peur de rater une meilleure occasion, la rationalisation des sentiments, la comparaison entre divers produits évalués, la compétition, le souci de sa propre image ou ce va-et-vient entre vaine reconnaissance et fausse indépendance, tout ceci menant à un certain désenchantement de l'amour.
Les maux d'aujourd'hui sont liés aux transformations politiques, économiques et sociales de notre époque. Les moyens de communication et les modes de consommation ont transformé nos choix, le désir, la volonté, l'imagination, les fantasmes, jusqu'à notre propre liberté.

lundi 19 juin 2017

Les conseils d'écriture de Jean-Michel Guenassia

Conseils d’écrivains

Conseils de Jean-Michel Guenassia – Écrivain

Source : La Boutique des auteurs


Jean-Michel Guenassia  

Jean-Michel Guenassia est l’auteur de trois best-sellers, Le club des incorrigibles optimistes, le roman phénomène – tant critique que public – de la rentrée littéraire 2009, récompensé par le Goncourt des lycéens, La vie rêvée d’Ernesto G. et Trompe-la-mort. Il a fait partie de la sélection Talents à découvrir Cultura en 2009.





Quels conseils donneriez-vous à un auteur qui veut être publié ?
 
De ne pas chercher à écrire pour être publié. On écrit pour soi, d’abord. Si on est publié, tant mieux, mais le livre est là, même s’il n’est pas publié et il vous appartient. Ensuite, il faut BEAUCOUP travailler. Ça veut dire recommencer autant de fois qu’il faut pour avoir le sentiment d’arriver au mieux de ce qu’on pense être capable d’écrire. L’écriture est rarement spontanée. Quand on discute avec des auteurs, on se rend compte que le texte qu’on lit est le résultat de milliers d’heures de travail.
Le meilleur conseil que je puisse donner est de lire La poétique, d’Aristote (en téléchargement libre sur internet) , il y a un certain nombre de paragraphes de ce court texte qui n’ont pas d’intérêt direct pour nous, mais l’essentiel est CAPITAL, pour qui veut écrire ; cela permet de comprendre mieux la dramaturgie. TOUT y est. Si on arrive à comprendre et à assimiler ce qu’il explique, alors on arrive à maîtrise la dramaturgie, on se rend compte alors que Hollywood n’a rien inventé. J’ai lu ligne à ligne ce texte, des dizaines de fois. Encore aujourd’hui, avant de me lancer dans l’écriture d’un roman, je le relis.

Comment avez-vous réussi à faire publier votre premier roman ?

Je l’ai envoyé par la poste à dix éditeurs. J’ai eu la chance d’avoir plusieurs réponses positives et de pouvoir choisir mon éditeur. J’ai découvert alors le système de lecture. TOUS les manuscrits sont lus. Au moins le début, au moins cinquante pages. Après, il y a un facteur chance qui intervient certainement, mais il est finalement assez faible, car un texte qui reçoit un avis favorable doit en avoir au moins un ou deux autres… , ce qui limite le facteur chance.

Avez-vous des rituels d’écriture ?

Je ne peux pas travailler sans musique. Certaines sont plus propices que d’autres. Je change d’humeur et de musique sans arrêt.
En réalité, le temps d’écriture véritable est peu important, deux trois heures maximum par jour. Car cela demande une telle concentration que c’est difficile de travailler plus ; alors on fait de la révision, on relit, on corrige, on réécrit. Maintenant, j’écris le matin, et je révise l’après-midi, question de fatigue.

Quelles sont vos relations avec vos personnages ?

A un moment dans l’écriture, les personnages commencent à exister vraiment et deviennent autonomes, ils décident de ce qu’ils font, et ce n’est pas forcément ce que vous aviez prévu. C’est à ce moment que le roman devient vivant et s’anime.

Quand avez-vous su que vous deviendriez écrivain ?

J’ai toujours écrit, sans vouloir ou imaginer que j’allais devenir écrivain. J’ai quitté mon travail pour devenir scénariste, cela a duré 25 ans, j’ai pendant cette période écrit une trentaine de scénarios pour la tv, un polar qui a été publié, deux romans qui ont été refusé partout, des pièces de théâtre, des articles de journaux, etc. Mais j’ai continué, et j’ai mis vingt ans à comprendre vraiment ce qu’il y a dans La Poétique, à l’appliquer et à le maitriser.

Source : La Boutique des auteurs

Trois fois dès l'aube, Alessandro Baricco


Trois nouvelles, six personnages, trois rencontres inattendues, trois histoires hors du temps entre la nuit et le jour, l'espace et le temps pour donner un nouveau virage à sa vie.

dimanche 18 juin 2017

Novecento : pianiste, Alessandro Baricco


C'est l'histoire de Danny Boodmann T.D. Lemon Novecento. 
Nouveau-né, il fut abandonné sur le piano d'un bateau et adopté par l'un des marins. 
Il ne posera jamais le pied à terre. Il restera toute sa vie sur ce navire et jouera du piano comme personne. Une musique extraordinaire, surnaturelle et indisciplinée : un chant d'océan.

lundi 12 juin 2017

Les quatre accords toltèques, Don Miguel Ruiz


Quatre accords pour améliorer nos relations et notre vision du Monde. Quatre accords à faire avec soi-même, pour se libérer de nos fausses croyances : 

- Que votre parole soit impeccable 
- Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle
- Ne faites pas de suppositions
- Faites toujours de votre mieux

Un best-seller !

dimanche 21 mai 2017

Innocent, Gérard Depardieu


Le grand Gérard Depardieu nous livre ici ses réflexions sur le monde, l'Histoire, la politique, le cinéma, l'amitié, l'amour, le corps, la vie. Libre et curieux de tout, il a rencontré les plus grands comme les plus petits, et vécu mille aventures. Son credo : ne pas écouter ses peurs et aller à la rencontre de l'autre. 

Lisez ce livre richissime. Gégé n'est pas celui que vous croyez (ce que les médias nous montrent). C'est un génie, un géant, assurément !

dimanche 23 avril 2017

Foutez-vous la paix ! Et commencez à vivre, Fabrice Midal


Vous ne savez pas méditer ? 
Vous n'arrivez pas à tout contrôler ? 
Vous n'êtes pas parfait ?
Vous n'êtes pas le meilleur ?
Vous n'êtes pas sage ? 
Vous n'êtes pas calme ? 
Vous n'arrivez pas à changer ?
Vous avez échoué ?
Vous ne trouvez pas certaines réponses à vos questions ?
Et alors ? 

Fabrice Midal nous déculpabilise en nous invitant à nous détacher de toutes ces injonctions, pour aller vers soi et commencer à vivre. 
Loin du développement personnel à la mode, le philosophe nous ordonne : foutez-vous la paix et faites-vous confiance ! Et cela fait du bien.

***

"En un sens profond, personne ne peut donner de conseil à personne. Chaque être est différent. Chaque situation est unique. Et la nécessité de penser par soi-même nous incombe à tous."

"Arrêtez de méditer si vous le faites pour apprendre à lâcher prise, selon cette autre injonction à la mode : vous n’y parviendrez pas. Méditer, ce n’est pas se calmer, c’est entrer en rapport à votre propre vie."

"Ils sont persuadés qu’il n’existe pas, pour eux ni pour la société, d’autre solution que la servitude, l’abdication, l’imitation. Ils en sont arrivés à oublier leur profond désir de dire non face à l’absurdité de certains ordres…"

"Foutez-vous la paix, et vous découvrirez que la sagesse est déjà là, en vous. S’il vous plaît, arrêtez de vous torturer avec cette quête impossible : la sagesse n’est pas un Graal inatteignable, elle habite seulement dans l'ici et le maintenant, elle est en chacun de nous."

"La vraie sagesse ne consiste pas à enfouir ses émotions, ni non plus à les exposer. Elle implique d’entrer en rapport avec elles, de les écouter, de reconnaître ce qu’elles disent pour déterminer le vrai du faux."

"Si nous n’apprenons pas à échouer, nous échouerons à apprendre."

"Est-on prêt à sortir de notre immobilisme pour apprendre quelque chose de nouveau ? Prêt à être toujours désorienté pour mieux sauter ? Toute la question de la créativité est là."

"Être soi, ce n’est pas se définir [...]. Ce n'est pas s'étudier, c'est s'oublier."

"Je ne peux être que ce que je suis."

"Sortir de soi : voilà la voie royale vers l’émerveillement. Nous ouvrir, défricher, découvrir. Nous autoriser à être, en dépit de la pensée dominante qui nous impose des œillères. Prendre des risques pour gagner en ampleur de vie. Avoir confiance en la vie."

samedi 22 avril 2017

La vie à deux, Dorothy Parker


Les nouvelles de Dorothy Parker : des histoires d'hommes et de femmes ordinaires, acerbes et cruelles, mais tellement réalistes ! Oui, les personnages de Dorothy Parker, ce sont nous !

lundi 17 avril 2017

Les trois roses jaunes, Raymond Carver


Dans ses nouvelles, Raymond Carver réussit à faire vibrer le quotidien. Il conte la banalité mais qu'est-ce qu'il le fait bien !

mardi 11 avril 2017

La route, Cormac McCarthy


Dans un monde apocalyptique, un père et son fils tentent de survivre, malgré le froid, la faim et la violence des Hommes.

Ce livre vous plongera au cœur de l'horreur, mais l'horreur décrite non sans une certaine poésie. 
C'est prenant !

mardi 7 février 2017

Instants, Jorge Luis Borges

Instants, de Jorge Luis Borges

Si je pouvais de nouveau vivre ma vie,
dans la prochaine je tâcherais de commettre plus d’erreurs.
Je ne chercherais pas à être aussi parfait, je me relaxerais plus.
Je serais plus bête que je ne l’ai été,
en fait je prendrais très peu de choses au sérieux.
Je mènerais une vie moins hygiénique.
Je courrais plus de risques,
je voyagerais plus,
je contemplerais plus de crépuscules,
j’escaladerais plus de montagnes,
je nagerais dans plus de rivières.
J’irais dans plus de lieux où je ne suis jamais allé,
je mangerais plus de crèmes glacées et moins de fèves,
j’aurais plus de problèmes réels et moins d’imaginaires.
J’ai été, moi, l’une de ces personnes qui vivent sagement
et pleinement chaque minute de leur vie ;
bien sûr, j’ai eu des moments de joie.
Mais si je pouvais revenir en arrière,
j’essaierais de n’avoir que de bons moments.
Au cas où vous ne le sauriez pas, c’est de cela qu’est faite la vie,
seulement de moments ; ne laisse pas le présent t’échapper.
J’étais, moi, de ceux qui jamais
ne se déplacent sans un thermomètre,
un bol d’eau chaude,
un parapluie et un parachute ;
si je pouvais revivre ma vie, je voyagerais plus léger.
Si je pouvais revivre ma vie
je commencerais d’aller pieds nus au début
du printemps
et pieds nus je continuerais jusqu’au bout de l’automne.
Je ferais plus de tours de manège,
je contemplerais plus d’aurores,
et je jouerais avec plus d’enfants,
si j’avais encore une fois la vie devant moi.
Mais voyez-vous, j’ai 85 ans…
et je sais que je me meurs.

lundi 6 février 2017

Les conseils d’Edgar Allan Poe aux apprentis écrivains




L’écrivain américain Edgard Allan Poe (1809-1849) est surtout connu pour ses récits qui préfigurent les genres de la science-fiction et du fantastique. Il a également donné à la nouvelle ses lettres de noblesse et il est même considéré comme l’inventeur du roman policier. Mais ses articles et essais sur le processus d’écriture sont moins connus. Voici quelques-uns de ses conseils qui aideront les auteurs qui veulent écrire un roman ou un recueil de nouvelles.

Pensez avec votre stylo
Que doivent faire les écrivains quand ils sont titillés par une idée qu’ils n’arrivent pas réellement à saisir ? Le conseil de Poe est simple : ils doivent prendre leur stylo et écrire (évidemment, aujourd’hui il conseillerait peut-être plutôt de se saisir d’un clavier). Poe rejette l’argument selon lequel les idées sont si profondes ou subtiles qu’elles se placent au-delà des mots. Dans un article paru en 1846, il disait : “Pour ma part, je n’ai jamais eu une pensée que je ne pouvais pas mettre en mots, et cela la rendait beaucoup plus nette que lors de sa conception”. Selon Poe, “l’acte simple” d’écrire aide les écrivains à rendre leurs idées non seulement plus claires, mais également plus logiques. Chaque fois qu’il ne se sentait pas satisfait d’une vague “conception du cerveau”, Poe disait : “Je recours immédiatement à la plume, dans le but d’obtenir, grâce à son aide, la forme nécessaire, un résultat et de la précision.”

Commencez par la fin
Selon Poe, avant de commencer à écrire à roman ou une nouvelle, les écrivains doivent savoir exactement comment leur texte va se terminer. C’est seulement en ayant toujours la fin en ligne de mire qu’un auteur peut donner à son intrigue la causalité indispensable et tendre vers le développement de son intention. Mais Poe était également un fervent défenseur du plan. Il estimait qu’une planification approfondie devait précéder l’écriture.

Faites court et ciblé
Poe pensait que les textes en prose ou les poèmes auraient un effet plus puissant s’ils étaient suffisamment courts pour être lus d’une traite. Poe estimait que la lecture d’un poème ne devrait pas prendre plus d’une heure. Quant à celle d’un texte de prose, elle ne devrait pas excéder deux heures. Selon Poe, c’est seulement en respectant ces limites qu’un écrivain peut réussir une “unité d’effet ou d’impression”. L’auteur devrait d’abord décider de l’effet précis qu’il veut provoquer chez le lecteur et ensuite faire en sorte que tous les éléments du texte contribuent à cet effet. Ainsi “l’âme du lecteur est sous le contrôle de l’écrivain. Il n’y a pas d’influences extérieures ou extrinsèques résultant de la fatigue ou de l’interruption.”

Cultivez votre “capacité constructive”
Selon Poe, quiconque peut apprécier le travail d’un génie, est probablement capable d’en faire autant. Il estimait ainsi que les personnes “de génie sont beaucoup plus nombreuses que ce que l’on pense”. Mais le problème, c’est que la majorité des gens manque de “capacité constructive”. Selon Poe, cela comprend notamment une “faculté d’analyse” qui permet aux artistes de réussir l’effet qu’ils veulent produire. Cependant, la véritable difficulté vient du fait que cette capacité constructive “dépend particulièrement de l’énergie et de l’assiduité, ainsi que de qualités strictement morales telles que la patience, la capacité à se concentrer, l’autonomie et le mépris pour toute opinion qui n’est pas plus qu’une opinion”. En d’autres mots, le succès, tant dans l’écriture que dans les autres arts, requiert de la discipline, de la confiance et de la force de caractère. 

Source : enviedecrire.com